Lecture du mois #Mai

Cela faisait bien trop longtemps que je n’avais pas posté. Et qu’est-ce que ça m’avait manqué. Les derniers rebondissements de la vie ont fait que cette fin d’année + le début d’année a été assez compliqué (je reviendrai probablement dessus dans un prochain post).

Ceci étant dit, aujourd’hui je voulais vous partager mes lectures d’avril. Je reconnais que je n’ai pas été très active niveau lecture ce mois-ci (pourtant confinement tout ça tout ça), mais je suis d’un caractère où moins j’en fais, moins j’ai envie d’en faire, et inversement : plus j’en fais, plus j’ai envie d’en faire. Donc forcément… Le confinement ne m’a clairement pas aidé. Mais, j’avais tout de même envie de vous partager ces 3 lectures qui ont animées mon mois d’avril.

Sale Gosse de Mathieu Palain

Nés sous la mauvaise étoile. Louise est bien jeune lorsqu’on lui retire la garde de son bébé, Wilfried. Le garçon est placé dans une famille d’accueil. Elle vient le voir. Mais bientôt ses visites s’espacent. Des mères comme Louise, ils en rencontrent tous les jours. Le service de protection judiciaire de la jeunesse voit défiler les destins brisés de ceux qui, plus fragiles que d’autres, sont à la marge de la société. Lorsqu’ils recueillent Wilfried, ils ne savent pas encore qu’ils le reverront quelques années plus tard. Sale gosse nous entraîne dans le quotidien de ces héros ordinaires. Qui, à grand renfort de courage, tentent le tout pour le tout pour sauver ce qui peut encore l’être.

Mon avis

Cette lecture, bien qu’intéressante, m’a laissé un peu perplexe et très mitigé.
Bien que je ne sois pas une habituée de ce genre de lecture, je l’ai trouvé assez touchante et prenante. Pourtant, les histoires de vie ne m’attirent généralement pas, bien au contraire. J’aime lire des choses qui relève de la fiction pure et me perdre dans mon imagination. Ici, ce n’est clairement pas le but, mais cela reste tout de même très intéressant. Suivre le parcours de Wilfried, comprendre un peu plus le fonctionnement des éducateurs et d’où partent certains de ces jeunes m’a énormément touché.

Sur la forme, je suis un peu plus embêtée. J’ai trouvé ça assez brouillon. J’ai eu de mal à comprendre certaines transitions. J’ai également eu beaucoup de mal avec le style d’écriture (ça c’est clairement personnel ça ne remet absolument pas en question les qualités de l’auteur). Mais je ne suis pas ultra fan de ce style d’écriture très saccadé, et au langage parfois trop familier, voir vulgaire qui selon moi, n’apporte rien à l’histoire. Je comprends que l’auteur ait voulu retranscrire la violence en passant par le langage de ces jeunes, mais pour moi, ce n’était pas nécessaire pour faire passer le message et les émotions.

Je suis également assez déçue de voir que le personnage de Marc ne prend pas plus de place au sein de l’histoire. On commence le roman avec lui et il finit par totalement disparaître et j’ai beaucoup de mal avec ce choix (qui doit être fait de façon tout à fait consciente je suppose).

Je suis donc assez mitigée. J’ai beaucoup aimé cette histoire, cette réalité qu’on ne connait pas forcément mais je n’ai vraiment pas accroché au style de l’auteur et cette façon d’écrire. (Et ça pour le coup, c’est vraiment ultra personnel)

All I want for Christmas de Emily Blaine

Cette année, à part une compilation de chants de Noël par Sinatra et la recette magique pour manger sans grossir, Emma n’a rien à demander au père Noël.

Son job lui plaît, ses copines sont adorables (quand elles ne la traînent pas à la gym) et Yann est le meilleur ami que toute femme rêverait d’avoir. Que demander de plus ? A priori, rien.

Sauf que Noël, c’est bien connu, c’est la saison des miracles. Et quand le père Noël prend l’apparence d’un beau brun terriblement sexy, Emma regrette très vite d’avoir enfilé ses grosses chaussettes de laine au lieu de les suspendre au-dessus de la cheminée…

Mon avis

C’est la première fois que je me lançais dans ce genre de roman. Le chick lit et la romance, j’ai tendance à fuir. Mais finalement, j’ai plutôt bien accroché.
Cela faisait un moment que je voyais passer les romans d’Emily Blaine, et ses couvertures colorées me faisaient vraiment de l’oeil. J’étais vraiment curieuse de savoir ce qui se cachait derrière tout ceci. Et je dois vraiment avouer que la couverture colorée, qui me fait tout de suite penser aux films de Noël, a clairement joué en la faveur de ce bouquin.

Et, surprise, j’ai plutôt apprécié ma lecture. « All i want for Christmas » est léger, rapide à lire (seulement 200 et quelques pages), simple, sans grands rebondissements et chichis. On devine dès le début ce qu’il va se passer, aucune grande surprise. Une histoire simple et efficace. Si vous voulez des histoires d’amour à rebondissements avec de grands questionnements, passez clairement votre chemin. Par contre, si vous voulez une histoire d’amour bien romancée façon film de Noël où tout va bien et tout est beau, tout est rose, alors foncez. Ce roman est fait pour vous.

Ce n’est pas le genre de lecture que j’ai l’habitude de lire et qui me fait frissonner mais j’ai passé un bon moment. Un peu de légèreté de temps à autre ne fait pas de mal.

Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle

Imaginez : Un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu’il vous demande… pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n’êtes plus le maître de votre vie et pourtant… à bien des égards, elle est plus excitante qu’auparavant !
Mais peu à peu, le doute s’installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme qui s’est immiscé dans votre existence ? Qui est-il vraiment? Et qui sont ces personnages énigmatiques dans son entourage? Les découvertes que vous faites n’ont rien pour vous rassurer.

Mon avis

« On ne peut pas changer les gens, tu sais. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l’emprunter »

Cette lecture m’a clairement réconcilié avec Laurent Gounelle. J’avais adoré « L’homme qui voulait être heureux » mais j’avais vraiment été déçu de « Je te promets la liberté », que j’avais trouvé sans grand intérêt. L’histoire ne m’avait absolument touché et je m’attendais à quelque chose de clairement plus efficace. J’avais donc décidé de bouder un peu l’auteur (oui je suis susceptible et rancunière parfois). Puis, les mois ont passé et l’ont m’a parlé de ce roman, et je me suis laissée tenter.

« Les dieux voyagent toujours incognito » est vraiment une très très belle lecture et une magnifique histoire. Au-delà du côté développement personnel, le roman nous propose une vraie belle histoire avec des rebondissements. Et vous savez à quel point j’adore les histoires où je peux dire à voix haute « Oh ! », « Mais non ? » 😱 Et je l’ai fais à plusieurs reprises avec ce roman 😅

Le personnage d’Alan est très intéressant, je me suis énormément attachée à lui. Son évolution est vraiment très belle et inspirante et permet vraiment de remettre en question un tas de choses de notre propre existence (et c’est vraiment ce que j’avais apprécié dans « L’homme qui voulait être heureux »)
Les citations qui viennent agrémenter l’histoire sont aussi très bien choisies et apportent une vraie réflexion. Bref, un vrai gros coup de coeur pour ce roman très beau et chargé en émotions.

Meurtre à l’ambassade de Damien Guichardon

De retour d’excursion dans le nord de la Thaïlande, David Petit rentre à l’ambassade de France où il travaille.
Spectateur d’un meurtre, il en devient à la fois témoin et suspect.
Effectivement, pourquoi la victime avait-elle une photo de lui dans son téléphone ?
Mêlé de près à l’enquête, David va tout tenter pour le découvrir, au risque de sa vie.

Mon avis

« Méfie toi de tes pensées, elles sont le début de tes actions »

Si vous aimez les romans polar mêlant mafia, secrets, enquête et voyage à l’autre bout du monde, ce roman est pour vous.

Je dois tout de même reconnaître que j’ai tendance à me diriger vers des thriller (souvent très psychologique) et les histoires à rebondissements un peu rocambolesques. Mais le polar, s’il est bien écrit et bien ficelé, peut vite m’intéresser. Dans « Meurtre à l’ambassade » j’ai particulièrement apprécié les différents rebondissements (vous vous souvenez, les fameux « Oh », « Ah », « Mais non?!! », etc.)

J’ai également vraiment adoré le personnage de David, qui ne payait clairement pas de mine au départ. Son évolution au fil du roman et de l’enquête est sans aucun doute le plus beau Glow Up de l’histoire du polar. A première vue, ce n’est pas le genre de personne sur laquelle j’aurai misé un seul centime au départ. J’apprécie particulièrement ces personnages qui ont une évolution totalement inattendu.

Par contre, j’ai eu un peu de mal dès le début, à rentrer dans l’histoire. J’aime les romans où nous rentrons dans le vif du sujet très rapidement et où tout s’enchaîne. Exceptées les toutes premières pages qui posent le contexte, l’action ne reprend réellement quasiment qu’en milieu de roman. Et j’ai beaucoup de mal avec ça. Je me suis cependant accrochée, l’histoire étant intéressante (et comme je suis de nature curieuse et que les romans policiers savent souvent me tenir en haleine… Je suis allée au bout de ma lecture)

Gros pouce vert pour les divers proverbes chinois ou thaïlandais qui précèdent chaque début de chapitres. C’est quelque chose auquel je prête une très grande attention dans tous les romans. Ces petites citations de début de chapitre. Et je dois avouer que j’ai particulièrement apprécié celles proposées par l’auteur.
L’invitation au voyage et à la découverte de la Thaïlande et de Hong-Kong est aussi très intéressante, mais trop présente pour moi. Et vous savez à quel point j’ai une sainte horreur des descriptions trop longues et pesantes. (Mais ça, c’est un avis ultra personnel, je sais à quel point cela peut diverger d’une personne à une autre)

Dans l’ensemble, c’est très bon polar avec de l’action, des rebondissements et des personnages intéressants (bien que trop nombreux, je m’y suis un peu perdue parfois).

Surtensions de Olivier Norek

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Mon avis

Un bon thriller comme je les aime. Je n’avais encore jamais osé ouvrir un roman de Olivier Norek et aujourd’hui, je m’en veux de ne pas l’avoir fait plus tôt.
J’ai été très perturbée au départ par ces trois histoires totalement différentes et ces nombreux personnages. J’avais du mal à saisir là où l’histoire allait nous emmener et à bien cerner le pourquoi du comment. Puis finalement, tout fini par se rejoindre. J’adore.

C’est tout à fait le genre de roman que j’adore. Je ne comprends pas tout au départ, la curiosité l’emporte. L’auteur arrive avec brio à nous accrocher, à laisser le suspens là où il le faut, à des moments précis et vous arrivez à la fin du roman quelques heures plus tard, tellement vous n’avez pas pu le lâcher. C’est exactement ceci que j’attends d’un polar ou thriller lorsque j’en attaque un.
On se prend une belle claque en pleine figure. (Toujours les « oh », « non c’est pas possible » qui montrent clairement mon intérêt suprême à une lecture).

Je reste tout de même une petite nature, et j’ai eu parfois du mal avec certaines descriptions très violentes. Entre le sang et les viols, je reconnais qu’il m’a fallu m’accrocher plus d’une fois.

Petite note : Il s’agit d’un personnage que l’on retrouve visiblement dans les romans précédents mais qui n’empêche clairement pas la lecture. C’est le premier de cet auteur que je lis, je ne connaissais pas le capitaine Coste et pourtant, j’ai réussi à suivre sans embûches l’histoire.


Vous avez lu l’un de ces romans ? Qu’en avez-vous pensé ?

Et vous, qu’avez-vous lu ce mois de Mai ?